pollution-chineDouze provinces et de grandes villes de la Chine comme Pékin, Shanghai et Tianjin, soit un quart du territoire du pays, sont en « alerte pollution » depuis mercredi dernier. Près de 700 millions de personnes, soit la moitié de la population totale chinoise sont affectées.

Sur les réseaux sociaux, les images de brouillard de toutes les couleurs inondent les écrans. La pollution des 17 plus grandes villes du pays a atteint des sommets cette semaine. Dans la ville de Xinxiang par exemple, dans la province du Henan, dans le centre du pays, la concentration des particules de 2.5 microns de diamètre, particulièrement dangereuses pour la santé car elles pénètrent profondément dans les poumons, approchait hier jeudi les 730 microgrammes par mètre-cube selon les autorités provinciales, soit quasiment trente fois le seuil maximal de 25 recommandé par l’organisation Mondiale de la Santé pour une exposition de 24 heures. Environ 7.500 inspecteurs ont été envoyés dans les usines, ateliers et immeubles pour faire un bilan de la qualité de l’air. Les écoles se ferment, l’usage de la voiture est limité et les chantiers et usines doivent fonctionner au ralenti.

Cela fait un mois maintenant que la pollution atmosphérique atteint des niveaux alarmants en Chine. La municipalité de Pékin a décrété une « alerte rouge » à la pollution pour la toute première fois début décembre, avant de réitérer la semaine dernière, adoptant à chaque fois des mesures exceptionnelles de restrictions à la circulation et de fermetures d’usines pour tenter de contenir le smog.

Les autorités chinoises estiment qu’il faudra plusieurs années de travail, entre les fermetures des mines de charbon, la limitation des voitures, le contrôle des industries les plus polluantes et surtout la diversification des sources d’énergies fossiles, pour que le pays arrive à vaincre la pollution.

 

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