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Le gouvernement marocain a annoncé jeudi sa décision de suspendre ses relations avec l’Union Européenne en attendant de connaître avec exactitude l’avancée du dossier relatif au pourvoi en appel du Conseil de l’UE à propos de l’annulation par la Cour de Justice européenne d’un accord agricole signé avec le Maroc en 2012.
Dénonçant une « absence de transparence » dans le traitement du dossier relatif à l’annulation de l’accord commercial entre le Maroc et l’UE, le royaume chérifien a donc coupé contact avec l’UE. Une décision prise visiblement après une longue réflexion et qui risque de ralentir certaines procédures spécifiques entre l’UE et le Maroc.
L’UE et le Maroc disposaient, jusque-là, de relations mutuelles stables et pérennes, les négociations qui ont lieu depuis des mois pour la conclusion d’un Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA) en sont l’illustration. Cette relation bilatérale très étroite a été édifiée grâce à plusieurs traités et accords graduellement conclus au cours des 50 dernières années.
Le cas du dernier accord agricole entre le Maroc et l’UE en est le parfait exemple, puisqu’il a été signé en 2012 et permettait aux deux parties d’échanger une large palette de produits agricoles.
Cet accord a toutefois été brusquement annulé en décembre dernier par la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) après un fort lobbying de la part du front Polisario. Le mouvement indépendantiste du Sahara, soutenu par l’Algérie, prétend que les productions agricoles provenant des régions sahariennes du Maroc ne bénéficient pas directement aux populations locales. Ce que réfute le Maroc, chiffres à l’appui.
C’est sur la base de ces preuves palpables que Rabat a obtenu le soutien de nombreux pays européens, qui ont fait appel de la décision de la CJUE. Cependant, les lenteurs administratives et l’opacité qui entoure le suivi de ce recours judiciaire en appel, a forcé le gouvernement marocain à couper momentanément ses relations avec l’UE dans le but de faire accélérer les choses.
Une Stratégie qui pourrait contribuer à débloquer la situation, le Maroc étant l’un des premiers partenaires de l’UE dans la région non seulement aux niveaux politique et économique, mais également sécuritaire.

 

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