roussef-coup-oppositionMenacée d’être destituée, la présidente du Brésil, Dilma Rousseff a dénoncé mardi à Brasilia, une tentative de « coup d’Etat » de l’opposition, à l’heure où la procédure susceptible de conduire à sa destitution, est en pleine discussion à l’Assemblée nationale.

La présidente brésilienne semble déterminée à se battre. Elle a déclaré avoir « la conscience tranquille de n’avoir commis aucun crime », réaffirmant son intention de ne pas démissionner dans un discours prononcé au plais présidentiel à l’issue d’une rencontre avec des avocats partageant son point de vue.

Entretemps, une commission spéciale constituée de 65 élus, étudie depuis vendredi dernier, la demande de destitution déposée par l’opposition contre la cheffe d’Etat confrontée par ailleurs, à une division au sein de sa coalition parlementaire, une situation qui met ses fonctions en danger.

Pour rappel, l’opposition de droite accuse Mme Rousseff d’avoir truqué les comptes publics en 2014 de sorte à réduire l’importance des déficits publics et avantager sa réélection. Ce qui, Si ces accusations s’avéraient vraies, elles pourraient être assimilées à un « crime de responsabilité » administrative prévu par la Constitution brésilienne.

De son côté, la présidente brésilienne estime que cette requête n’a « aucune base juridique ». « Nous vivons sous un régime présidentiel où la destitution ne peut être votée qu’en cas de responsabilité clairement démontrée », s’est-elle défendue.

A ce propos, le Tribunal des Comptes de l’Union (TCU) fédérale du Brésil a dénoncé la falsification des comptes de l’Etat sans pour autant clairement prouver une implication directe de Mme Rousseff. Cette dernière a estimé que « ce qui est en train de se passer, c’est un coup d’Etat contre la démocratie ».

 

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