Déjà menacé d’arrestation en cas de retour dans son pays par les autorités pakistanaises, l’ancien président pakistanais Pervez Musharraf est depuis hier dimanche 4 mars 2012 l’objet d’une demande, par Islamabad à Interpol, d’émission d’un mandat d’arrêt international pour l’assassinat de l’ex-Premier ministre Benazir Bhutto.

L’annonce a été faite hier par un ancien proche collaborateur de Benazir Bhutto, Rehman Malik. En exil volontaire entre Londres et Dubaï depuis sa destitution en août 2008  le général Pervez Musharraf est accusé par Rehman Malik d’avoir refusé un service de sécurité approprié pendant la campagne électorale à l’ancienne figure de proue de l’opposition pakistanaise et de l’avoir menacée au téléphone pendant son exil aux Etats-Unis.  L’ex-président pakistanais, qui a toujours nié toute responsabilité dans l’attentat suicide après le rassemblement électoral du 27 décembre 2007 dans lequel Benazir Bhutto avait trouvé la mort, avait alors rejeté la responsabilité sur Baitullah Mehsud, le chef au moment de l’assassinat du TTP (Mouvement des Talibans Pakistanais), tué depuis par un tir de drone américain.

Le Pakistan, où le veuf de Benazir Bhutto, Asif Ali Zardari, est désormais le Président après avoir mené le Parti du Peuple Pakistanais(PPP) à la victoire aux législatives en 2008, semble décidé à s’acharner sur Pervez Musharraf et les griefs de la justice du pakistanaise contre lui ne s’arrêtent pas là. L’ancien président pakistanais est également l’objet d’une procédure judiciaire entamée par la justice de son pays pour l’assassinat en 2006 d’Akbar Bugtie, un chef rebelle du Balouchistan.

 

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