Le président de l’European Aeronautic Defense and Space Company (EADS) – la maison mère des avions Airbus, Louis Gallois, a expliqué que la Chine a décidé de bloquer les achats d’Airbus par des transporteurs chinois afin de contester la taxe carbone européenne.

 Depuis le 1er janvier 2012, la législation européenne encadrant les compagnies aériennes opérant sur le Vieux Continent s’est durcie. Les textes les obligent, toutes nationalités confondues, à acheter l’équivalent de 15 % des émissions de gaz européennes, soit 32 millions de tonnes. Une mesure plutôt noble puisque l’Europe entend, de cette manière, lutter contre le changement climatique ; mais, qui a profondément divisé l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI). En effet, 26 des 36 membres de celle-ci n’approuvent pas la nouvelle législation. Parmi ces opposants figurent des poids lourds, à savoir, la Chine, les Etats-Unis et la Russie. Ainsi, l’Empire du Milieu a trouvé le moyen de se venger : « Airbus est frappé par mesures de représailles. Le gouvernement chinois refuse d’approuver des commandes de long-courriers des compagnies chinoises » déclarait M. Gallois. A son avis, l’Union Européenne doit faire machine arrière en renonçant à appliquer les nouveaux textes.

 On peut parfaitement comprendre la position du patron de l’EADS car la vente de 45 avions, soit 10 superjumbo A380 et 35 long-courriers A330, est menacée par ce bras-de-fer. De ce lot, 25 Airbus A 330, dont 6 et 19 devraient être livrés respectivement en 2013 et en 2014, sont bloqués pour l’heure.

 

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