Le tribunal du district central de Séoul a condamné Lee Jae-Yong, l’héritier de l’empire sud-coréen Samsung, à cinq ans de prison, notamment pour avoir versé des pots-de-vin à une proche de l’ex-présidente sud-coréenne en contrepartie de faveurs politiques. Le parquet avait requis 12 ans de réclusion à son encontre.
En prison depuis le 17 février, Lee Jae-Yong, vice-président de Samsung Electronics, a été reconnu coupable de corruption en rapport avec des versements ou la promesse de versements de 32,5 millions d’euros à  Choi Soon-Sil, la confidente de l’ombre de la présidente Park Geun-hye.
Lee Jae Yong est notamment accusé d’avoir acheté le feu vert des pouvoirs publics à la fusion controversée de deux unités en 2015, vue comme une étape clé pour une transition en douceur au sommet du groupe. Les avocats de lee Ja-Yong ont annoncé leur intention de faire appel. Quatre autres cadres dirigeants de Samsung ont été condamnés à des peines d’emprisonnement allant jusqu’à quatre ans.
Ce scandale retentissant qui a conduit à l’emprisonnement de Lee Jae-Yong a emporté la présidente Park Geun-Hye. Le jugement rendu ce lundi fait craindre pour l’économie nationale, le conglomérat Samsung pesant pour 20% dans le Produit Intérieur Brut sud-coréen.
Si la détention provisoire du vice-président de Samsung Electronics depuis février n’a pas empêché le fer de lance du groupe d’annoncer des bénéfices spectaculaires ces derniers mois, sa condamnation pourrait priver le premier fabricant mondial de smartphones de gouvernail pendant un bon moment. Cela pourrait ainsi nuire à sa capacité de prendre des décisions d’investissements cruciales.

 

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