Le gouvernement indien a annoncé hier lundi que l’Inde et la Chine avaient convenu de réduire rapidement leur présence militaire sur le plateau de Doklam, une zone frontalière de l’Himalaya.
Cette décision et de nature à résoudre ce qui est la plus grave et la plus longue confrontation depuis des décennies entre les deux pays.
L’annonce a été faite alors que le Premier ministre indien Narendra Modi doit se rendre le mois prochain en Chine pour un sommet du groupe des BRICS qui réunit, en plus de la Chine et de l’Inde, le Brésil, la Russie et l’Afrique du Sud.
Dans un communiqué, le ministère indien des Affaires étrangères a annoncé que «le désengagement expéditif du personnel frontalier à Doklam est en cours».
Si New Delhi assure que ce retrait des militaires concerne aussi bien les Indiens que les Chinois, Pékin n’a mentionné que le retrait des militaires indiens et déclaré que les «troupes chinoises poursuivent leurs patrouilles du côté chinois de la frontière».
Le Doklam est un plateau montagneux isolé et inhabité, qui assure la jonction entre les territoires indien, chinois et bhoutanais, que les trois pays revendiquent.
L’Inde et la Chine ne sont jamais parvenues à s’entendre sur le tracé exact de leur frontière longue de 3.500 kilomètres dans cette région himalayenne.
La confrontation avec la Chine que New Delhi compte résoudre par la voie diplomatique, a commencé en juin quand l’Inde a déployé des troupes dans le secteur du Doklam pour entraver la construction d’une route par la Chine.
La Chine soutient que la construction de cette route se déroule sur son territoire alors que l’Inde met en avant une activité militaire chinoise qu’elle perçoit comme une menace contre son propre territoire. Depuis lors, les soldats indiens et chinois observaient un face-à-face tendu.

 

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