Les autorités chinoises ont annoncé jeudi l’instauration dans le pays de quotas de véhicules électrifiés (électriques et hybrides rechargeables), qui devront représenter 10% des ventes de voitures neuves en 2019 et 12% en 2020. Mais la portée écologique de cette annonce est ternie par des relents nationalistes.

La nouvelle mesure annoncée par le gouvernement chinois concerne les grands constructeurs, ceux qui vendent au moins 30 000 voitures dans l’année. S’ils contrevenaient aux nouveaux quotas, ils devront s’acquitter d’une lourde pénalité.

L’entrée en vigueur en 2019 de ce système de quotas interviendra avec un an de retard par rapport au programme prévu, alors qu’un quota de 8% était précédemment envisagé pour 2018. Cet objectif est toutefois un maximum, modulable à la baisse par un mécanisme de crédit en fonction de la consommation moyenne des voitures conventionnelles vendues. A terme, le gouvernement chinois souhaite que les véhicules électrifiés représentent un cinquième des ventes totales en Chine à l’horizon 2025.

Par cette mesure, Pékin veut à la fois diminuer la pollution dans les grandes villes et réduire sa dépendance vis-à-vis du pétrole importé, en assurant son indépendance énergétique. Mais, alors que le pays produit 90% de son électricité avec la technique très polluante du charbon, l’engagement du gouvernement chinois ne semble pas motivé que par la volonté de préserver l’environnement.

Les constructeurs chinois sont largement en avance sur le marché de la voiture électrique, puisqu’ils occupent près de 100% des 255 000 ventes de véhicules électriques (hors imports) depuis le début de l’année. Pékin semble ainsi vouloir profiter de l’émergence du véhicule électrique pour positionner des constructeurs chinois aux avant-postes à l’échelle internationale.

 

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