La start-up estonienne Taxify, soutenue par le géant chinois Didi, débarque en France avec l’objectif avoué de bousculer Uber dans le marché très disputé des VTC parisiens. Elle lance ses services ce jeudi.

Âgé de 23 ans, le très jeune Président-Directeur Général de Taxify Markus Villig ne fait pas mystère de ses ambitions. A travers son objectif de conquérir jusqu’à un tiers du marché très disputé des VTC parisiens en un an, il souhaite remettre en cause la prééminence d’Uber sur les voitures de transport avec chauffeur dans la capitale française. Et pour ce faire, sa stratégie est une réduction de 10% par rapport aux prix d’Uber. Markus Villig promet également de ne prendre que 15% de commission sur la course, contre 25% pour Uber.

Taxify revendique une présence dans 19 pays et trois millions de clients. L’entreprise serait rentable depuis l’année dernière avec un chiffre d’affaires de plusieurs dizaines de millions d’euros, même si son PDG reste discret sur ses bénéfices. Taxify est soutenu par le géant chinois du VTC et du taxi Didi Chuxing, valorisé 50 milliards de dollars, qui a investi cet été à hauteur d’un peu moins de 20% du capital de la start-up estonienne.

La concurrence que Taxify souhaite opposer à Uber arrive alors que ce dernier traverse une mauvaise passe. Après avoir bouleversé depuis 2009 le secteur du transport individuel avec son application au succès mondial, au point d’être aujourd’hui valorisé à quelque 70 milliards de dollars, l’entreprise californienne a enchaîné les revers ces derniers mois.

Le groupe a perdu 2.8 milliards en 2016 sur un chiffre d’affaires de 6.5 milliards et est resté dans le rouge au premier semestre 2017. L’entreprise américaine, qui a aussi vu sa licence londonienne révoquée, est également en conflit à Paris, où elle est néanmoins très rentable, avec plusieurs syndicats de chauffeurs qui réclament une meilleure rémunération.

 

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