Candidat à sa propre succession à l’élection présidentielle de mars prochain, le chef d’Etat égyptien Abdel Fattah Al Sissi a d’ores et déjà indiqué ne pas envisager de briguer un troisième mandat présidentiel en 2022.

«Je suis pour conserver deux mandats de quatre ans», a affirmé le dirigeant égyptien lors d’un entretien sur la chaîne américaine CNBC, exprimant son intention de ne pas toucher à la Constitution pour avoir la possibilité d’effectuer un troisième mandat. «Cela ne me convient pas … de rester un jour de plus président contre la volonté des Egyptiens», a-t-il ajouté au terme de l’interview.

Pourtant, le président égyptien a pris les commandes de son pays en 2013 après la destitution, par l’armée qu’il dirigeait à l’époque, du président élu  Mohamed Morsi, qui a été emprisonné par la suite bien que démocratiquement élu.

Abdel Fattah Al Sissi a alors su contenir le mécontentement des forces armées, avant d’entamer une répression contre la confrérie des Frères musulmans. Sa gestion de l’Egypte est critiquée par les associations de défense des droits humains, qui remettent en cause les avancées démocratiques.

Certains observateurs estiment que l’annonce d’Al Sissi vise à séduire le plus large électorat possible en perspective du prochain scrutin présidentiel. Par ailleurs, elle aurait pour objectif de rassurer la communauté internationale, qui redoute une dérive dictatoriale du régime d’Al Sissi en Egypte.

 

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