La présidence américaine a dévoilé samedi dernier son intention de fermer la représentation de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Washington.

En clair, l’administration américaine a annoncé samedi à l’Autorité palestinienne que son permis pour la représentation de l’OLP sur le territoire américain ne serait pas reconduit. A noter que le gouvernement américain doit valider cette autorisation chaque semestre.

L’Autorité palestinienne a régi à cette annonce en menaçant de rompre ses relations avec les Etats-Unis. Le secrétaire général de l’OLP, Saeb Erakat a en effet déclaré que «nous suspendrons toutes nos communications avec l’administration américaine» en cas de fermeture de la représentation palestinienne ouverte depuis 1980 à Washington.

C’est la première fois qu’un chef d’Etat américain menace ouvertement d’interdire cette mission sur le sol américain. Cette décision tombe au mauvais moment pour les deux factions palestiniennes rivales qui doivent tenir très prochainement une nouvelle réunion au Caire, dans le cadre d’un processus de réconciliation entamé le mois dernier et dans lequel Washington joue un rôle-clé.

«A un moment où nous nous efforçons de coopérer pour parvenir à un accord (de paix avec les Israéliens), les Etats-Unis décident de telles démarches qui sont à même de saper la totalité du processus de paix» au Moyen-Orient, a déploré Saeb Erakat.

L’administration américaine a annoncé donner 90 jours au gouvernement palestinien pour convaincre le président américain de leur engagement dans le processus de paix avec Israël. Pour l’instant, la fermeture de la représentation de l’OLP n’est pas encore effective.

 

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