L’administration américaine va renforcer les procédures de demande d’asile de sorte à restreindre le flux d’immigrants provenant d’Amérique centrale, a indiqué lundi le secrétaire américain à la Justice, Jeff Sessions.

A en croire cette autorité américaine, les accusations de violences conjugales ou de violences de la part des gangs criminels ne suffiront plus pour demander l’asile au niveau des frontières américaines.

De son avis, «un étranger peut être victime de menaces et de violences pour un certain nombre de raisons liées à des questions sociales, économiques, familiales ou d’autres circonstances personnelles. Mais le statut de bénéficiaire d’asile n’a pas vocation à réparer tous les malheurs».

Au sujet de la demande d’une ressortissante salvadorienne qui disait avoir été violée et battue par son mari des années durant, M. Sessions a répété que les demandeurs d’asile devaient apporter les preuves d’avoir subi des persécutions suite à leur nationalité, leurs convictions politiques ou leur appartenance à un groupe ethnique, religieux ou social. Ils ont également la possibilité de mettre en avant une « peur crédible » pour leur vie, a-t-il ajouté.

D’après le ministre américain de la Justice, la définition de ces raisons ne peut pas être élargie ou floue. C’est pourquoi il s’est opposé à une précédente décision considérant des épouses victimes de violences conjugales comme persécutées. Le fait qu’un Etat ait du mal à contrecarrer certains crimes à l’instar des violences conjugales ou des violences de gangs ou que certaines couches de la population soient plus vulnérables face à ces violences « ne peut justifier une demande d’asile », a-t-il tranché.

 

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