Ankara et Tokyo ont demandé mercredi aux ambassadeurs syriens de quitter leurs territoires comme cela a été le cas dans plusieurs pays européens et américains depuis le massacre de Houla.

A compter d’hier, les diplomates syriens ne disposaient plus que de 72 heures pour quitter la Turquie. Son ministère des affaires étrangères l’a annoncé par voix de communiqué. Dans celui-ci, Ankara a refusé « de garder le mutisme et de ne pas réagir » par rapport au massacre de Houla, qui a coûté la vie à 108 personnes au minimum. Par la même occasion, la Turquie a assuré être solidaire à la communauté internationale, qui pourrait, selon elle, prendre de nouvelles mesures à l’encontre du régime syrien. Ce, dans le cas de la poursuite de la répression envers les civils. Néanmoins, la décision de la diplomatie turque ne touche pas le corps consulaire syrien, qui, lui, peut rester en poste. Une modération notée également dans la procédure du Japon : l’ambassadeur syrien y accrédité a également été prié de quitter l’archipel. Mais Tokyo n’a pas rompu ses relations diplomatiques avec la Syrie.

Les décisions de la Turquie et du Japon viennent s’aligner à celles d’autres pays occidentaux : avant-hier, les diplomates syriens ont été expulsés de plusieurs capitales, notamment, Paris, Londres, Berlin, Washington et Ottawa. C’était en protestation contre les évènements tragiques de Houla. Néanmoins, le pouvoir en place à Damas peut compter sur un allié fidèle, la Russie. Celle-ci n’a pas hésité à condamner les renvois des diplomates, qualifiant cette mesure de contreproductive.

 
 

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