Les espoirs fondés dans la rencontre de samedi prochain à Genève, en Suisse, entre plusieurs ministres des Affaires étrangères pour trouver une issue diplomatique à la crise syrienne semblent compromis. La Russie semble être revenue sur son approbation du plan de transition politique proposé par Kofi Annan.

Pourtant les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU avaient accepté ce plan  prévoyant la mie en place d’un gouvernement provisoire d’union nationale dont pourraient être exclus certains responsables du gouvernement syrien actuel pour garantir la crédibilité de la transition, la stabilité et la réconciliation. Depuis la convocation de la rencontre de Genève, la Russie fait des déclarations qui insinuent qu’elle revient sur son adhésion à ce plan. Hormis la Russie, les autres pays considèrent ce plan de transition comme un aboutissement dont il ne reste plus qu’à déterminer les modalités. Mais pour la Russie c’est un point départ pour de nouvelles négociations. Son ministre des Affaires étrangères  Sergueï Lavrov a affirmé hier que son pays n’accepterait aucune recette imposée de l’extérieur et qu’il n’y avait pas de projet approuvé pour la conférence de Genève

Suite à cette déclaration, plusieurs ministres des Affaires étrangères, dont ceux des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni ont menacé de ne pas se rendre à Genève s’il y avait un risque de ne pas adopter ce plan. Pour aplanir le terrain avant la rencontre de Genève, Kofi Annan a convoqué aujourd’hui une réunion préparatoire des hauts fonctionnaires des membres permanents du Conseil de sécurité et s’est entretenu avec les chefs de la diplomatie de ces pays.

 
 

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