Sahara : Le Maroc réagit à l’impasse imposée par le Polisario à Guergarat

Les séparatistes ont mis le feu au campement sous le regard de la MINURSO
Les séparatistes ont mis le feu au campement sous le regard de la MINURSO

Pour débloquer le passage frontalier de Guergarat reliant le Maroc à la Mauritanie fermé depuis le 21 octobre par des miliciens du Polisario, les Forces Armées Royales (FAR) sont passées à l’action sur le terrain, en mettant en place, dans la nuit de jeudi à vendredi, «un cordon de sécurité en vue de sécuriser le flux des biens et des personnes à travers la zone tampon de Guerguarat», a annoncé vendredi dans un communiqué, l’Etat Major Général des Forces Armées Royales. 

« Cette opération non offensive et sans aucune intention belliqueuse se déroule selon des règles d’engagement claires, prescrivant d’éviter tout contact avec des personnes civiles et de ne recourir à l’usage des armes qu’en cas de légitime défense », explique le communiqué.

A signaler que le Polisario n’aurait jamais osé défier l’ONU en fermant l’unique passage entre le Maroc et la Mauritanie, sans le feu vert et l’appui du général de corps d’armée Chengriha Saïd, chef d’état-major de l’Armée algérienne.

D’ailleurs selon les rumeurs qui courent, le chef de l’armée algérienne aurait soufflé à l’oreille des dirigeants du Front Polisario de déplacer leurs revendications dans les zones démilitarisées du Sahara marocain placées sous surveillance de la mission de l’ONU la «MINURSO».

Le général Chengriha a profité de la vacance du pouvoir au palais El Mouradia à Alger, avec le transfert le 28 octobre dernier du président Abdelmajid Tebboune pour des soins en Allemagne contre le covid-19, pour prendre le relais dans le bras de fer opposant depuis quatre décennies l’Algérie au Maroc dans le litige territorial du Sahara.

Pour éviter de se mettre à dos l’ONU et la communauté internationale, le général Chengriha a confié la sale besogne au Polisario en l’incitant à envoyer ses miliciens déguisés en civil, dans les zones démilitarisées de Guergarat et du côté du mur de sécurité pour jouer le rôle de trouble-fête et s’adonner à la provocation des casques bleus de la MINURSO et des éléments des Forces Armées Royales (FAR).

A travers cette manœuvre, explique un expert occidental en géostratégie, le chef de l’armée algérienne chercherait à se venger de l’ONU pour avoir adopté dans sa dernière résolution, une position jugée favorable au Maroc, et surtout à externaliser la tension sociale devenue explosive ces derniers temps en Algérie. 

Mais les dirigeants du Polisario ont foncé aveuglément dans cette combine machiavélique, ajoute l’expert, se mettant à dos, non seulement l’ONU mais également la Mauritanie qui voit ses intérêts économiques menacés par la fermeture du passage stratégique de Guergarat à l’instar des autres pays ouest-africains.

 

Andreï Touabovitch