Le transfert au club de football français Paris Saint-Germain, racheté par le Qatar, du suédois Zlatan Ibrahimovic vient rappeler l’importance que les monarchies du Golfe accordent à leurs investissements pour préparer l’après hydrocarbures. Et dans cet exercice, le Qatar fonde de grands espoirs sur la France.

La stratégie qatarie en la matière se distingue de celles des autres monarchies pétrolières du Golfe qui s’intéressent plus à la finance aux États-Unis. Fort d‘un portefeuille d’investissement estimé à 210 milliards de dollars, le 3ème plus gros de la planète après ceux des Émirats Arabes Unis et du Koweït, le Qatar a multiplié ces trois dernières années ses investissements dans l’Hexagone. Dans les établissements de prestige tout d’abord. Le Qatar possède 2 casinos su la Côte d’Azur, à Paris les hôtels Carlton, d’Evreux, le Concorde Lafayette, l’Hôtel du Louvre et le Royal Monceau, le Palais de la Méditerranée à Cannes, le Martinez à Nice. Le Qatar s’est également positionné dans les médias en devenant en mars dernier le premier actionnaire de Lagardère avec 13% du Capital. Vinci, dont il est le deuxième actionnaire avec 5% du capital depuis 2009, Veolia, avec 5% du capital acquis pour près de 800 millions de dollars US en 2010, Suez Environnement avec 1% et Total avec 3% constituent la liste des entreprises de renom dans lesquelles l’émirat a investi en France.

Ce rapprochement avec la France, de même avec d’autres grandes puissances occidentales n’est pas motivé que par des raisons économiques. Coincé dans la guerre d’influence régionale que se livre l’Iran et l’Arabie saoudite, le Qatar s’aménage une voie de secours en se rapprochant des occidentaux.

 

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