Les travaux du barrage de Belon Monte, au cœur de l’Amazonie brésilienne, ont été arrêtés mardi dernier sur mandat du TRF1 (Tribunal Régional Fédéral de la première région). L’instance judiciaire justifie sa décision par le fait que les indiens de la région n’ont pas été préalablement consultés.
Cet évènement est une illustration supplémentaire des difficultés que rencontre le Brésil à concilier son développement économique avec la préservation de son environnement et par extension de ses populations qui continuent à vivre de manière traditionnelle. Le barrage de Belo Monte, dont les travaux sont confiés au consortium public Norte Energia après avoir été approuvés par le parlement brésilien en 2005, devrait le troisième plus grand ouvrage de ce type dans le monde. En construction sur le fleuve Xingu, il doit permettre, pour un investissement de 13 milliards de dollars, la fourniture de 11% de la capacité installée du pays, soit 11 233 Mégawatts. Sauf que voilà, son édification devrait fortement affecter le mode de vie des populations indiennes locales à cause de l’inondation de 502 km2 de leurs terres qui en résultera. D’où l’inquiétude des parlementaires, malgré les 1.2 milliards de dollars d’investissements annoncés par le gouvernement d’ici la fin des travaux pour réduire les impacts négatifs de la construction.
Le TRF1 a fixé une amende journalière de 250 000 dollars si sa décision n’était pas respectée par le consortium en charge des travaux du barrage. Ceux-ci ne pourront reprendre qu’après une audition des indiens par les parlementaires.

 

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