L’Inde a décidé de bloquer des comptes Twitter qu’il juge incitant à des violences interethniques. Mais, le gouvernement requiert plus d’implication du réseau social pour une meilleure régulation.

Twitter avait jusqu’à jeudi pour supprimer tout message incitant à la haine entre les ethnies. Un ultimatum lui fixé par le gouvernement indien. En effet, des messages incendiaires, même provenant de portables, ont été récemment publiés sur Twitter. Ils visaient la tribu des Bodo, en conflit avec les musulmans dans l’Etat de l’Assam (nord-ouest) à propos de la propriété des terres. Ces « tweets » annonçaient des attaques contre les Bodos à la fin du ramadan. Pour l’heure, les autorités indiennes se sont contentées de bloquer certains comptes Twitter via le serveur internet central. Mais, cela n’est guère suffisant à leurs yeux. Selon Pankaj Pachauri, porte-parole du chef du gouvernement indien, « Twitter a accepté de retirer six faux comptes se présentant comme celui du Premier ministre Manmnohan Singh ».

De toute façon, si Twitter ne s’aligne pas aux exigences du gouvernement indien, celui-ci prendra « des mesures appropriées », a prévenu un haut-responsable du ministère indien de l’Intérieur. Twitter n’est pas le seul site internet à avoir été sollicité dans cette opération. Google et Facebook ont également été approchés et leur collaboration semble avoir satisfait le gouvernement indien. Selon ce dernier, les violences interethniques entre les Bodo et les musulmans ont coûté la vie à 80 personnes le mois dernier et entraîné le déplacement de 400 000 autres dans l’Assam.

 
 

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