Hier mercredi, lors d’un entretien avec le président birman Thein Sein dans à New-York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a annoncé la décision des États-Unis de lever leur interdiction d’importations des produits birmans qui datait de 2003.

C’est un pas de plus que les deux nations accomplissent sur la voie de la normalisation de leurs relations. Longtemps sous la coupe d’une junte militaire, la Birmanie s’était vue imposer de nombreuses sanctions économiques par les États-Unis en raison de la répression de l’opposition et des relations du pays, notamment sur le plan militaire, avec le régime de Corée du Nord. Mais depuis mars 2011, sous la direction d’un gouvernement civil d’anciens généraux réformateurs, la Birmanie présente un bien meilleur visage. Des centaines de prisonniers politiques, à l’image de l’opposante Aung San Suu Kyi qui n‘est plus en résidence surveillée depuis fin 2010, ont été libérés. Des cessez-le-feu ont également été conclus avec des groupes rebelles des minorités ethniques.

Ces différents progrès ont amené les États-Unis a fléchir leur position sur la Birmanie. En fin juillet, Washington a mis fin à la plupart des restrictions sur ses investissements en Birmanie, notamment dans le gaz et le pétrole. Et pour marquer encore plus leur rapprochement, un nouvel ambassadeur américain est en poste dans le pays depuis juillet, pour la première fois depuis 22 ans. Et le président Thein Sein devrait très prochainement être retiré de la liste noire américaine des personnalités faisant l’objet de sanctions.

 

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