Sur ces deux dernières semaines, la sécurité publique de Sao Paulo affirme que 140 personnes ont été assassinées dans la ville, ce qui porte à 982 le nombre d’homicides recensés dans la ville sur les trois premiers trimestres de l’année en cours.

Selon un responsable du département de la Sécurité publique de Sao Paulo qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat, ces assassinats seraient commandités par les chefs du PCC (Pirmeiro Comando da Capital), le « Premier commando de la capitale », l’un des groupes organisés les plus notoires du pays. Sur l’ensemble des victimes, 90 sont des policiers dont la plupart n’étaient pas en service au moment de leur mort. Le choix des policiers comme victimes ne serait pas fortuit et constitueraient en fait des représailles aux mesures policières contre le commerce de stupéfiants. Le gang est très bien organisé. Le fait que beaucoup de ses chefs soient en prison ne les a pas empêchés de commanditer ces assassinats.

Pour mieux les isoler, les autorités de l’Etat de Sao Paulo ont annoncé la semaine dernière transférer prochainement les chefs du PCC vers une prison fédérale à sécurité maximale à l’extérieur de l’Etat. Le PCC est soupçonné d’être à l’origine de plusieurs séries d’attentats en 2006 contre la police, des bâtiments gouvernementaux, des banques et des autobus. Ils ont provoqué, en prenant en compte les représailles policières dans les bidonvilles de Sao Paulo qui les ont suivi, plus de 200 morts.

La création par le gouvernement fédéral et les autorités de l’Etat de Sao Paulo en début de semaine dernière d’une agence d’action intégrée pour combattre le crime organisé ne semble pas porter de fruits. Le gouverneur de l’Etat, Geraldo Alckmin, a invité le gouvernement fédéral à aller plus loin et à mettre sur pied un plan fédéral pour empêcher l’entrée de la drogue et des armes aux frontières.

 

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