Selon des sources concordantes, la Chine devrait achever très rapidement l’inventaire de sa gigantesque réserve de gaz de schiste, afin de répondre à ses besoins énergétiques en forte croissance et de réduire sa production d’énergie via le charbon.

Souhaitant tirer 10% de son énergie de gaz d’ici 2020 pour rompre avec la production d’énergie par le charbon, la Chine, premier consommateur mondial d’énergie, a déjà lancé dans le sud-ouest des forages qui lui permettront de parvenir à un objectif annuel de production de 80 milliards de mètres cubes. L’exploration des deux blocs de gaz de schiste a été confiée à deux sociétés chinoises dont l’une serait le géant du pétrole Sinopec. Par ailleurs, les autorités chinoises ont déclaré que l’extraction du gaz de schiste est bien plus couteuse que celle du gaz traditionnel car il nécessite d’énormes quantités d’eaux, de sable et des produits chimiques à injecter profondément dans les sous sols pour briser des formations rocheuses et dégager le gaz qu’elles contiennent. Ce processus peut être risqué pour la Chine en cas de pollution de la nappe phréatique car un tel accident priverait d’eau des régions chinoises qui en manquent déjà. Hormis les conséquences de l’exploitation du gaz de schiste sur l’eau, les experts émettent des doutes sur la qualité et la teneur de ce gaz qui restent encore inconnues à ce jour.

Bien que considéré comme une énergie plus propre que le charbon ou le pétrole, le gaz de schiste doit être,  pour la Chine,  une alternative à la production énergétique par le charbon et non un obstacle pour le développement des énergies renouvelables.

 
 

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