La Fed a divulgué environs 29 000 pages de données auparavant classées confidentielles, attestant que de nombreuses grosses banques américaines, qui ont bénéficiées d’un important soutien financier pendant la crise financière de 2007, ont réalisé environs 13 milliards de dollars de profit à cause de la politique d’abaissement des taux directeurs imposés par la banque centrale américaine dès aout 2007.

Les six plus grosses banques américaines (JP Morgan, Bank of America, Citigroup, WFC, Goldman Sachs et Morgan Stanley) ont encaissé près de 460 milliards de dollars en provenance de la Réserve fédérale, sans compter les 160 milliards qui étaient prévus dans le cadre du plan Paulson mis en place par le département du trésor des Etats-Unis. Le soutien de la Fed s’était effectué dans le cadre d’un plan de sauvetage qui avait pour objectif d’octroyer des prêts d’urgence aux grosses banques pour leur permettre de reconstituer leurs stocks de capitaux. Au sujet de ces prêts, le directeur du département des affaires monétaires de la Fed, William B. English, a déclaré que ces derniers ont permis non seulement de sauver les banques mais aussi d’éviter un effondrement du système financier américain. Une fois révélés au public suite au procès gagné par le groupe financier Bloomberg LP contre la Fed et l’association Clearing House (LLC), les prêts de la Fed ont déclenché de vives polémiques alimentées par les hommes politiques américains qui ont exigé plus de transparence et de responsabilité lorsque la Fed met en jeu les ressources des contribuables américains.

Bien que les prêts de la Fed aux grosses banques américaines aient été déterminants pour éviter un désastre à l’économie américaine, ils sont cependant perçus comme une source inégale envers les banques plus modestes qui n’en ont pas  bénéficié.

 

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