785372_vue-de-la-nouvelle-gare-tgv-de-besancon-le-12-decembre-2011« Il n’est pas trop tard pour changer ». La France se ressaisit et reporte ses projets de nouvelles lignes de train à grande vitesse (TGV).

Ce changement intervient après une analyse minutieuse qui a été menée par la commission Mobilité 21, dirigée par le député PS Philippe Duron. Dans une interview à L’Usine nouvelle publiée jeudi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a approuvé le diagnostic du rapport Duron sur les transports, qui recommande le report des projets de nouvelles lignes de train à grande vitesse. Le rapport Duron qui doit être remis officiellement au gouvernement le 27 juin, ne retient qu’une seule LGV, savoir Bordeaux-Toulouse, à l’horizon 2030. Le rapport privilégie la desserte ferroviaire de proximité plutôt que la grande vitesse. Jean-Marc Ayrault estime que le précédent gouvernement s’était trompé et avait menti en laissant croire l’illusion que le secteur pourrait bénéficier de 250 milliards d’euros en vingt ans. Il estime que  ce rapport est cette fois-ci réaliste et fait un diagnostic précis des besoins de transport en France. Pour lui, c’était une erreur d’oublier la qualité des services en se focalisant sur les infrastructures.

C’était un mensonge de promettre la réalisation de 250 milliards d’investissements dans les vingt prochaines années, ce qui est financièrement et techniquement impossible. L’investissement doit promettre la croissance et se révéler rentable, sinon il est inutile. La proposition du premier ministre est clairement exprimée : la France doit continuer à investir, mais surtout dans la qualité de service et là où c’est le plus utile pour la croissance du pays. Les élus sont mécontents de voir leurs projets de grande vitesse reportés à après 2030, mais le premier ministre leur explique l’enjeu et leur fait comprendre que « les grandes métropoles dont ils sont souvent élus doivent tirer la croissance de la France. » Il est question de priorités, de rationalité et non de moyens.

Il est question d’identifier les types d’investissements qu’il faut mettre en place à court et à moyen terme et qui répondent aux besoins urgents des territoires français.

 
 

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