223744Hier mercredi, le ministre britannique des Finances, George Osborne, a rendu publiques les nouvelles mesures visant à réduire les charges de l’Etat et à parvenir, à terme, à l’équilibre budgétaire.

La lourde tâche de présenter le nouveau programme des dépenses publiques sur la période 2015 – 2016 incombait à M. Osborne. Dans l’objectif d’épargner 11,5 milliards de livres, le gouvernement britannique a décidé de consentir plusieurs compressions au sein des différents portefeuilles. Ainsi, par exemple, bien de postes de fonctionnaires seront supprimés tandis que les prestations de certains retraités ont été revues à la baisse. Tout cela, en raison du déficit britannique qui demeure très élevé. En effet, d’après l’Office Européen des Statistiques (EUROSTAT), cet indicateur était de 6,3 % l’année dernière, ce qui accuse une baisse importante en comparaison à 2011 (7,8 %). Néanmoins, le déficit budgétaire reste toujours au dessus du seuil de 3 % en vigueur dans l’Union Européenne (UE). Pire, il équivaut à l’indicateur de Chypre, un Etat actuellement assisté par la troïka (UE, Banque Centrale Européenne, Fonds Monétaire International).

C’est donc avec résignation que l’argentier du gouvernement britannique a soutenu que le Royaume-Uni « doit continuer à épargner », mettant en avant certains arguments comme la crise européenne et la flambée des cours de pétrole. Un discours qui n’a pas du tout convaincu l’opposition, qui, du coup, ne s’est pas retenu de critiquer sévèrement le pouvoir en place. Certainement que M. Osborne n’aurait pas souhaité tenir un tel langage, lui qui s’était en 2010 engagé à éliminer le déficit sur 5 années suivantes. C’était sans compter sur les aléas de l’économie mondiale.

 

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