des-tickets-de-caisse-issus-de-boutiques-restaurants-et-taxi_1239406Afin de mettre la main sur les fraudeurs, le fisc italien s’aide désormais du « redditometro » (indicateur de revenus). C’est un logiciel capable de comparer les revenus déclarés aux dépenses consenties par les contribuables.

Chaque année, 120 milliards d’euros échappent au trésor public italien à cause de l’évasion fiscale. Très bientôt, cette statistique pourrait être revue à la baisse. Ce, grâce au fameux redditometro, en marche depuis lundi dernier. Il a, pour première mission, de contrôler les dépenses et les revenus déclarés par les contribuables de 2009 à présent. Et, tout écart de 20 % entre les deux rubriques donnera lieu à une enquête plus poussée. A noter que le robot va considérer la totalité du revenu familial lors de son investigation.

Le redditometro ne vient que s’ajouter à un arsenal déjà bien fourni en matière de traque fiscale. En effet, l’Italie dispose des Services pour les Contribuables (SERPICO), un ensemble de 3 ordinateurs et de 1500 serveurs entièrement dédiés à l’espionnage fiscal. Grâce à ce système nourri par diverses bases de données, le ministère des Finances est régulièrement informé sur toute la fiscalité. Avant ce nouvel essai, le redditometro avait déjà fait ses preuves: cet outil avait permis le recouvrement de 116 millions d’euros en 2011. Une performance non rééditée l’année suivante suite à des défaillances du logiciel.

Aussi, le nouveau redditometro a été amélioré : il est d’abord relié à pas moins de 128 bases de données. En plus, ses informations peuvent être contredites par le contribuable, qui pourrait justifier des écarts importants entre ses dépenses et ses revenus.

 

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