Le Maroc fait mieux que l’Algérie sur l’échiquier diplomatique africain

mali-ibkLa rivalité entre Rabat et Alger pour imposer leur influence en Afrique subsaharienne donne une longueur d’avance au Royaume chérifien.
La contribution jugée précieuse dans le dénouement de la crise malienne et la présence du Roi Mohammed VI aux côtés du nouveau président malien Ibrahim Boubacar Keita, au jour de son investiture, ne font que confirmer cette prééminence de la diplomatie marocaine en Afrique.
Depuis l’intronisation de Mohammed VI en 1999, le Maroc, membre fondateur de l’OUA, l’actuelle Union Africaine, a réussi à grignoter beaucoup d’espace sur l’échiquier politico-diplomatique africain aux dépends de son éternel rival algérien qui s’est recroquevillé sur lui-même depuis les années noires (guerre civile de 1991 à 2002).
Le Maroc avait quitté l’organisation panafricaine le 12 novembre 1984, suite à l’admission de la république sahraouie autoproclamée (RASD), pourtant son influence en Afrique subsaharienne n’a fait que se raffermir au fil des années, grâce aux orientations du monarque alaouite, dont la vocation africaine n’est plus à démontrer.
Même au plan financier et économique, le Maroc fait mieux que ses voisins maghrébins, en orientant l’essentiel de ses investissements directs à l’étranger vers les marchés africains.
Aujourd’hui, les Africains témoignent avec un grand satisfecit, la présence sur leur sol, de grands opérateurs marocains des secteurs banquier, des télécommunications, de l’immobilier et du transport aérien.
Au plan social, malgré ses modeste moyens financiers, le Maroc en la personne de son Roi, répond toujours présent aux appels d’aide des pays africains frères et amis.
C’est justement le cas du Mali, où la visite royale a été devancée par l’envoi aéroporté d’une importante aide humanitaire accompagné par l’implantation à Bamako, d’un hôpital militaire de campagne toutes spécialité confondues et qui reçoit déjà les premiers patients.
En retour, les pays ciblés n’hésitent point à renvoyer l’ascenseur à leur partenaire marocain, quand le besoin se fait sentir et c’est le cas dans le conflit du Sahara Occidental qui oppose le royaume chérifien au Front Polisario qui jouit d’un soutien inconditionnel du pouvoir algérien.

Mohamed El Abdi

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