expulsion-thaillandeL’exode des travailleurs cambodgiens en Thaïlande se poursuit. En l’espace d’une semaine, ils sont à plus de 120 000 à rentrer dans leur pays d’origine. Ces derniers ont été effrayés par les menaces du nouveau pouvoir militaire thaïlandais, qui s’était récemment engagé à pourchasser les migrants illégaux. Depuis, s’ils ne sont pas contraints au retour par les forces de l’ordre, ces Cambodgiens en situation administrative irrégulière font, de leur propre gré, ce choix.Ces clandestins, comme les autorités locales les appellent, ont été attirés par les meilleures rémunérations qu’offre la Thaïlande qui a besoin d’une main d’œuvre peu coûteuse pour faire tourner ses usines ou ses domaines agricoles.
Des Cambodgiens, dont le pays est moins généreux en matière de salaires, ont donc franchi, de tout temps et en dizaines de milliers, la frontière. Mais, depuis le mois dernier avec l’arrivée de la junte militaire aux commandes de la Thaïlande, des changements s’opèrent, dont l’expulsion des illégaux. Obligés de partir dans la précipitation, la plupart de ces expulsés sont bloqués dans l’espace transfrontalier, où ils s’abritent sous des tentes de fortune dans le dénuement le plus total. Pour les faire sortir de cette situation, le gouvernement cambodgien a mis à disposition 300 camions qui assurent le retour de ces expulsés .
Néanmoins, la précédente mesure n’est guère suffisante. Ces anciens migrants en situation administrative irrégulière en Thaïlande reviennent en chômeurs au Cambodge. Il est donc de la responsabilité de l’Exécutif d’assurer leur réinsertion. Raison pour laquelle le ministère du cambodgien du Travail vient d’annoncer le prochain lancement de formations professionnelles gratuites. Ce département ministériel s’est engagé à les accompagner dans la recherche d’un emploi.
A ce stade, la question du salaire se pose déjà pour ces refoulés qui gagnaient nettement mieux leur vie en Thaïlande et la majorité d’entre eux semble peu  intéressée à travailler pour une rémunération inférieure.

 

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