La présidentielle, prévue pour le 5 octobre prochain, s’annonce très serrée au Brésil .Dilma Rousseff, candidate à sa propre succession, a une opposante de taille qui constitue même une menace pour sa réélection.

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Selon les sondages, Marina Silva, candidate écologiste, l’emporterait au second tour du scrutin. A 56 ans, cette mère de quatre ­enfants prône un modèle de développement fondé sur un équilibre entre croissance économique et préservation de l’environnement.

Ces dernières années, l’action du Brésil en faveur d’un développement à forte composante sociale a permis une croissance économique et des progrès en matière d’intégration sociale difficiles à égaler pour la plupart des autres pays. Aussi, en rupture avec le cours de l’histoire, la population brésilienne n’est plus condamnée à payer le prix des crises engendrées par les excès du néolibéralisme des entreprises et des banquiers. Autrement dit, la croissance économique n’est pas une fin en soi puisque sa finalité doit être le bien-être social, mieux un équilibre dans la distribution des ressources du pays.

En parlant de l’environnement, ce pays est aujourd’hui bien connu pour la force de son mouvement par rapport à ce sujet, qui a abouti à un certain nombre d’améliorations et de changements, y compris dans le cadre juridique. Même si le gouvernement Dilma présente un bilan peu satisfaisant sur le plan national, n’empêche que des actions ont été entreprises en vue de la valorisation de ce secteur.

Le contexte sociopolitique, à savoir les scandales de corruption, les manifestations contre la précarité et la déroute de l’équipe nationale de football lors du Mondial 2014, entachent le mandat de Dilma et, par conséquent, ouvre une voie au renouveau incarné par Marina Silva.

 

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