bresil-contrainte-importation-bleEn 2015, le Brésil devrait à nouveau importer du blé du fait de l’augmentation de la consommation de cette céréale et d’une moisson peu abondante. A noter que cette puissance émergente est le quatrième importateur mondial de blé.

« En raison de pluies trop abondantes, de manque de soleil et de maladies, nous connaissons une chute de production en volume et en qualité. L’idée était d’importer moins de blé cette année mais on ne va pas atteindre cet objectif », a regretté Luiz Ataides Jacobsen, le chargé des céréales à l’Institut agricole Emater du Rio Grande do Sul.

De son côté, la Compagnie nationale d’approvisionnement (CONAB) a dû, à cause des intempéries, réduire de 15 % ses prévisions pour la moisson finissante. Bien que les surfaces destinées à la culture des céréales soient plus importantes, la production locale ne devrait pas aller au-delà des 5,95 millions de tonnes, soit un niveau avoisinant celui de l’année précédente.Même pour le Rio Grande do Sul, d’où provient plus du tiers de la céréale brésilienne, les résultats sont décevants : pendant la moisson, un rendement de 2,19 tonnes par hectare a été enregistré alors que le même indicateur était de 3,5 tonnes par hectare l’an dernier.

Dans ce contexte difficile et avec une consommation de blé en constante hausse au Brésil, l’importation reste la seule solution. En 2013, ce pays avait importé 6,6 millions de tonnes de blé. Si les volumes de blé importés en 2014 ne sont pas encore connus, la demande de cette céréale avoisine, selon certaines estimations, les 12,2 millions de tonnes au cours de la même période. L’augmentation de la consommation de blé au Brésil s’explique notamment par le changement d’habitudes alimentaires .Délaissant le riz, la population se nourrit plus souvent de pizzas, sandwiches ou hamburgers, tous produits à base de blé.

D’après des statistiques de la CONAB, la consommation de cette céréale a évolué de 20 % au Brésil entre 2009 et 2013, soit le double de la croissance de sa production au niveau local.

« Le Brésil dépense 2,5 milliards de dollars, environ 0,5 % de son PIB, pour importer du blé en grains essentiellement d’Argentine, d’Uruguay et des Etats-Unis. C’est une dépendance gigantesque», a indiqué Paulo Magno, analyste du marché du blé dans la même compagnie.

 

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