Dans un communiqué, le président du fonds Aabar d’Abou Dhabi, Khadem Al Qubaisi a révélé que le fonds, détenteur de 4,99% d’UniCrédit, envisage d’augmenter sa participation à 6,5% au capital à l’issue de la levée de fonds lancée par la banque italienne. Cette acquisition démontre la volonté du fonds de demeurer un des plus grands actionnaires d’UniCrédit et de soutenir activement le groupe.

Détenant des actions au capital d’UniCrédit depuis mars 2009, le fonds Aabar a, pour l’instant, déjà conclu une série de transactions sur l’acquisition de droits de souscriptions d’actions de la banque transalpine dans le cadre d’une recapitalisation de 7,5 milliards d’euros. Dès la finalisation de l’acquisition des 6,5%, Aabar devancera la banque italienne Mediobanca (5,2%) et la banque libyenne (4,99%) pour se hisser en tête de liste des actionnaires d’UniCrédit.
Cependant, les experts soutiennent que Tripoli conservera, tout de même, un poids très important comparé à celui d’Abou Dhabi dans le capital si l’on associe les parts de la banque centrale libyenne et celle du fonds souverain Libyan Investment Authority (2,594%). Quelques jours avant le début de la recapitalisation, les autorités italiennes ont du exceptionnellement permettre le déblocage de fonds de la banque centrale libyenne, bloqués en application des sanctions contre le régime de l’ex président Mouammar Kadhafi, pour lui donner la possibilité d’y participer.
Depuis le début de la crise financière en 2008, la banque italienne, UniCrédit, a déjà lancé trois opérations d’augmentation de capital dans le but de renforcer ses fonds propres et de se conformer aux nouveaux critères des régulateurs du secteur bancaire.

 

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