Le ministère japonais des finances a fait l’annonce explosive selon laquelle la balance commerciale de l’archipel a fini dans le rouge avec un déficit commercial de 2.490 milliards de yens (32 milliards de dollars).

Alors que le gouvernement s’est réservé de faire état d’inquiétudes, les économistes du pays ont presque unanimement déclaré que ce déficit commercial est à l’image d’une conjoncture délicate que traverse le Japon. La balance commerciale a été victime d’une flambée inaccoutumée des importations qui ont augmenté de 12% par rapport à 2010 pour se fixer à 68 000 milliards de yens (876 milliards de dollars). Bien que les achats auprès grands partenaires asiatiques et occidentaux soient de manière générale restés au même niveau, il n’en est pas pour autant de ceux effectués avec les pays du Moyen Orient qui ont, à l’inverse, hausser de 23,5%.
Depuis l’arrêt des centrales nucléaires qui fournissaient plus de 25% de l’approvisionnement en électricité suite à l’accident de Fukushima, le Japon s’est résolu à acheter massivement aux Emirats Arabes Unis, à l’Arabie saoudite ou encore au Koweït, du gaz naturel et du pétrole afin de ravitailler ses centrales thermiques qui produisent désormais la quasi-totalité du courant dans le pays.
Hormis la catastrophe de Fukushima, les exportations du pays du pays ont également été mises à mal ces trois derniers mois de 2011 à cause de la faiblesse de la demande européenne et des inondations en Thaïlande, sans compter les problèmes liés à l’appréciation du yen. Les économistes estiment que le déficit commercial se poursuivra en 2012 tant que les importations massives de brut se poursuivront.

 

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