iran-hammond-rouhaniLe chef de la diplomatie britannique Philip Hammond a révélé que la levée des sanctions internationales imposées à l’Iran pourrait débuter dès le printemps 2016, laissant entendre que des négociations commerciales pouvaient déjà commencer pour faciliter une reprise rapide de l’investissement étranger.

Selon le secrétaire du Foreign Office, qui s’est exprimé alors qu’il présidait la cérémonie de réouverture de l’ambassade britannique à Téhéran, cette levée des sanctions contre l’Iran interviendra dès que l’accord conclu le 14 juillet dernier entre la République islamique et les membres du groupe « P5+1 » sur le programme nucléaire de Téhéran sera entériné par Téhéran et le Congrès américain. Et le chef de la diplomatie britannique s’attend à ce que l’Iran comme les Etats-Unis entérinent l’accord en octobre. Le ministre britannique des Affaires étrangères estime à 150 milliards de dollars les fonds iraniens gelé à l’étranger qui peuvent être débloqués. Si, d’ici là, aucune opération d’investissement, d’importation ou d’exportation ne peut être réalisée, rien n’empêche de démarrer les négociations commerciales. Philip Hammond a donné le ton en emmenant avec lui pour sa visite à Téhéran une petite délégation d’hommes d’affaires et de représentants d’entreprises, dont le groupe pétrolier Royal Dutch Shell, la société Amec Foster Wheeler présente dans les services liés à l’énergie et à l’industrie minière ou encore la compagnie écossaise d’ingénierie industrielle Weir Group.

De nombreux pays, notamment occidentaux, cherchent à se positionner au mieux en vue de la réouverture du marché iranien qui compte près de 80 millions de consommateurs, un bouleversement que certains investisseurs comparent à l’ouverture de l’économie russe après l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. Preuve s’il en est besoin de cet engouement, le ministre allemand de l’Economie Sigmar Gabriel, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius ainsi que la Haute représentante de l’Union européenne pour la politique étrangère et la sécurité commune Federica Mogherini se sont succédé à Téhéran dans les semaines qui ont suivi l’accord.

 

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