Sudan's President Omar al-Bashir gestures during a joint press conference with Italian Premier Romano Prodi, not seen, at the end of their meeting at Chigi palace, Premier's office, in Rome, Friday, Sept. 14, 2007. President Omar al-Bashir, who came to power in 1989 in a military and Islamic coup, arrived in Rome a few weeks before the expected deployment of an international peacekeeping force to try to improve the security situation in the war-ravaged western Sudanese region of Darfur. More than 200,000 people have died and 2.5 million have been uprooted since ethnic African rebels in Darfur took up arms against the Arab-dominated Sudanese government in 2003. (AP Photo/Gregorio Borgia)La Haute Cour de Pretoria a rejeté ce mercredi, la demande d’appel introduite par le gouvernement sud-africain, à qui il avait été reproché de n’avoir pas retenu le président soudanais, Omar el-Béchir lors de son dernier passage en Afrique du Sud, alors qu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.

Par le biais de cette procédure, l’Exécutif sud-africain visait à faire annuler une décision de justice lui contraignant d’interpeller ce dirigeant recherché par la Cour Pénale Internationale (CPI) pour crime contre l’humanité, crimes de guerre et génocide dans le conflit du Darfour.

Cette guerre a causé la mort de plus de 300.000 personnes selon les chiffres des Nations Unies. Malgré tout, la justice internationale ne parvient toujours pas à mettre la main sur le chef d’Etat soudanais et ce, depuis 2009.

Omar el-Béchir lui a encore filé entre les doigts alors qu’il prenait part, en juin dernier, au sommet de l’Union Africaine (UA) en Afrique du Sud. A cette occasion, un tribunal de Pretoria lui avait fermement interdit de quitter le sol sud-africain en attendant un jugement définitif à propos de l’examen du mandat d’arrêt émis par la CPI.

C’était sans compter sur la bonne volonté des autorités sud-africaines, qui ont finalement fait fi de cette décision de justice et laissé Omar el-Béchir retourner librement dans son pays à partir d’une base militaire.

Vu que sa demande d’appel a été rejetée, le gouvernement sud-africain devra, d’après le juge Hans Fabricius de la Haute Cour de Pretoria, payer des frais judiciaires.

De son côté, le ministère sud-africain de la Justice envisage de porter cette affaire devant la Cour suprême d’appel. Quant au président sud-africain, Jacob Zuma, il a toujours défendu la position du gouvernement dans ce dossier. Aussi, a-t-il expliqué, il y a un mois, que son homologue soudanais ne pouvait être arrêté, jouissant d’une immunité en tant qu’invité de l’UA.

Mardi dernier, le président Zuma a déclaré qu’une nouvelle visite du chef d’Etat soudanais en Afrique du Sud est possible, en rappelant que le Soudan fait partie des Etats membres du Forum sur la Coopération Chine-Afrique (FOCAC). La nation arc-en-ciel abritera le sommet de cette organisation en décembre prochain.

 

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