maroc-legislativesCe vendredi 7 octobre, quelque 15,7 millions de Marocains inscrits sur les listes électorales, soit près de deux tiers des Marocains en âge de voter, ont défilé devant les urnes établis dans 92 circonscriptions électorales, pour élire les 395 députés de la future chambre des représentants, la cambre basse du parlement marocain.

Pour ces élections législatives, les deuxièmes depuis la promulgation de la Constitution de 2011, l’un des enjeux majeurs est incontestablement, de l’avis des observateurs, le taux de participation qui était déjà relativement bas en 2011, avec à peine 45,3% sur les 13,6 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales.

La campagne pour les législatives d’octobre 2016 qui a débuté le 24 septembre a pris fin ce jeudi 6 octobre à minuit. Même si elle a été prédominée par  un duel serré entre les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD)  actuellement à la tête de la coalition gouvernementale, et les libéraux du Parti authenticité et modernité (PAM), un des principaux partis d’opposition,  cette bipolarisation qui s’est faite aux dépens d’autres formations politiques, y compris de grandes formations comme l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP- opposition).

Malgré toutes les rumeurs et spéculations qui circulaient ces derniers temps notamment à travers la presse nationale et internationale,  sur  une  probable confrontation accompagnée de violence entre les partisans de certaines formations de la majorité et de l’opposition, la campagne électorale et les premières heures de la journée du vote, se sont déroulées dans le calme. Hormis certains incidents isolés, la majorité des candidats  et leurs partisans dans les deux camps, ont fait preuve d’un fair-play exemplaire.

Lors des opérations de vote « la transparence » et la « sérénité » étaient les maîtres-mots même dans les rangs de l’opposition, dont le patron du parti de l’Istiqlal, Hamid Chabat qui  déclaré à sa sortie d’un bureau de vote à Fès, que  « les conditions étaient réunies dans les bureaux de vote pour que l’opération électorale soit transparente » ou encore le Secrétaire général de l’Union constitutionnelle (UC), Mohamed Sajid qui a confié à la presse, que « l’opération de vote se déroule dans un climat sein ».

D’ailleurs le déroulement de ces législatives dans leurs différentes étapes, est suivi de près par les observateurs de 37 instances nationales et internationales, dont 31 associations nationales qui ont été accréditées pour la circonstance, en plus de ceux du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) qui veillent au grain sur les opérations du vote et le dépouillement des bulletins de vote.

Ce climat de sérénité et de transparence n’est que le reflet de la stabilité politique et de la paix sociale que connait le Royaume depuis l’intronisation en 1999, du Roi Mohammed VI qui joue comme il se doit, le rôle d’arbitre fédérateur et de garant incontesté de la constitution  du pays.

 

 

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