La police brésilienne a révélé dans un communiqué, que des agents sanitaires du ministère de l’Agriculture de Santa Catarina, Etat situé dans le sud du Brésil, sont soupçonnés d’avoir perçu des pots-de-vin d’entreprises locales pour les autoriser à importer de la Chine des «poissons importés modifiés génétiquement».

De l’eau et des substances chimiques étaient injectés dans ces poissons afin d’en augmenter le poids de 10 à 30 % et, par ricochet, le prix à la revente. Plusieurs échantillons prouvant l’arnaque ont été prélevés sur les lots importés. Ces entreprises vendent leurs produits «dans tout le Brésil», selon le commissaire Mauricio Todeschini.

En outre, les forces de l’ordre ont démantelé mardi, un autre réseau de corruption dans le cadre duquel des agents ministériels auraient été corrompus afin de «retarder, voir annuler des amendes» infligées aux sociétés condamnées pour fraude.

Au Brésil, environ un million de dollars a servi à la corruption entre 2010 et 2016, d’après les enquêteurs. Les personnes impliquées seront «écartées de leurs fonctions immédiatement», a promis le ministre brésilien de l’Agriculture, Blairo Maggi.

Il y a à peine deux mois, le Brésil avait été secoué par un scandale de viande avariée, dont une partie était destinée à l’export. Des négociants de premier plan avaient corrompu des inspecteurs des services d’hygiène pour que ceux-ci certifient la viande en question comme étant propre à la consommation.

 

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