La Tüpras, compagnie pétrolière publique de Turquie, a rendu public vendredi sa décision de réduire ses approvisionnements en Iran. Une option certainement liée aux pressions que les Etats-Unis exerçaient à propos de sa collaboration avec le pays asiatique.

La campagne de Washington contre l’Iran semble fonctionner. La semaine dernière, c’était à l’Afrique du Sud de faire le tour du monde pour trouver de l’or noir en remplacement du brut iranien. Cette attitude lui a causé même des problèmes avec les syndicats. A présent, c’est la Turquie qui se plie aux injonctions américaines. Une attitude surprenante pour un pays qui a, pendant longtemps, tenu tête à l’impérialisme des Etats-Unis.

En effet, la Turquie et l’Iran entretenaient de très bons rapports. Mais, voilà que les USA et l’Union Européenne ont imposé des sanctions à l’Iran, estimant que ses revenus pétroliers pourraient financer son programme nucléaire. Et, Washington a récemment annoncé son intention d’exempter 11 pays – une dizaine d’Europe et le Japon –  des sanctions contre les institutions financières collaborant avec la Banque Centrale d’Iran. C’est l’objet des convoitises d’Ankara, qui souhaite figurer parmi les élus.

La Turquie voudrait donc profiter de cette exemption. Raison pour laquelle la Tüpras va réduire de 20 % ses approvisionnements en Iran. Néanmoins, Ankara a tenu à se retirer avec soin. Ainsi, cette décision est intervenue après une visite de deux jours de son Premier Ministre, Recep Tayyip Erdogan, à Téhéran. Pour couvrir le trou occasionné, la Turquie compte se tourner vers la Libye.

 
 

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