L’avionneur américain Lockheed Martin et son partenaire indien Tata Advanced Systems Limited (TASL) ont annoncé hier lundi avoir signé un accord portant sur la production en Inde, d’avions de combat américains F-16.

Pour Lockheed Martin, cet accord va lui permettre de délocaliser une partie de sa production de Forth Worth, au Texas, dans l’optique de pouvoir profiter de commandes locales.

L’Inde a en effet d’énormes besoins avec des centaines d’appareils de l’armée de l’air indienne, entre 100 et 250 avions, qui doivent être remplacés.

Mais le Premier ministre indien Narendra Modi a fixé pour condition indispensable que les éventuels fournisseurs étrangers de l’armée de l’air locale produisent leurs appareils en Inde.

Si l’accord signé hier lundi permet à Lockheed Martin de répondre à cette exigence, il pourrait par contre se heurter à l’exigence du président américain Donald Trump qui demande aux entreprises américaines d’investir et de créer des emplois aux Etats-Unis plutôt qu’à l’étranger.

Lockheed Martin et Tata ont voulu couper l’herbe sous les pieds du président américain en soulignant que la production d’avions en Inde sera également bénéfique pour l’emploi américain puisque certains postes sont conservés aux USA.

Des sources proches des négociations ont également rapporté que Lockheed Martin pourrait décrocher un contrat record de plus de 37 milliards de dollars pour la vente de 440 chasseurs F-35 à un groupement de 11 pays comprenant les Etats-Unis.

Ceux-ci figurent parmi les trois principaux fournisseurs d’armes de l’Inde avec la Russie et Israël. L’Inde n’a pas officiellement lancé la procédure d’appel d’offres pour le renouvellement de sa flotte de chasseurs, pour la plupart datant de l’époque soviétique. Le constructeur suédois Saab et son chasseur Gripen sont également en lice pour le renouvellement de la flotte indienne.

 

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