Des dizaines de milliers de travailleurs d’origine birmane qui craignent d’être arrêtés ou condamnés à de lourdes amendes, quittent depuis plusieurs jours la Thaïlande, même sans être sûr de trouver un nouveau emploi dans leur pays d’origine.

La plupart de ces immigrés illégaux arrivent par dizaines à l’arrière de camions poids lourds au poste frontière de Myawaddy, situé dans l’est de la Birmanie. « Nous passons notre temps à fuir la police », raconte l’un d’eux, après avoir vécu pendant des années en Thaïlande. Et d’ajouter : « nous devons travailler dur pendant deux mois pour gagner 9 000 ou 10 000 bahts (253 à 286 dollars) mais si nous sommes arrêtés, tout disparaît pour payer la police ».

Les autorités thaïlandaises ont adopté fin juin une nouvelle disposition légale prévoyant des amendes pouvant atteindre 3 000 dollars pour les personnes non titulaires d’un permis de travail. Ce qui a créé la panique dans les milieux des travailleurs illégaux.

Mais, suite à l’exode massif et aux réclamations des entreprises, sevrées de leur main d’œuvre, le gouvernement thaïlandais a décidé peu après de suspendre cette loi pour une durée de six mois. Malgré cette volte-face, nombre d’immigrés ont opté pour quitter le territoire thaïlandais, ne fut-ce que momentanément.

D’après l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), la Thaïlande compte plus de 3 millions de travailleurs immigrés, dont les Birmans constituent la majorité. Ces derniers jours, 80 000 à 90 000 immigrés birmans sont rentrés dans leur pays, selon Ko Thar Gyi, membre d’une ONG locale.

 

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