Le ministre sud-africain des Finances, Malusi Gigaba, a présenté la semaine dernière devant le Parlement son budget à mi-exercice.

Admettant que l’Afrique du Sud n’est pas prête à sortir de la crise, il a prévu une faible croissance, une baisse des revenus de l’Etat, une augmentation de la dette et un fort taux de chômage.

En clair, l’argentier du gouvernement sud-africain a revu à la baisse ses prévisions de croissance du PIB pour cette année de 1,3 % à 0,7 %. Dans la foulée, il a annoncé que 15 % des revenus de l’Etat serviraient à payer la dette publique.

Pour nombre d’observateurs, le président sud-africain, Jacob Zuma, est à l’origine des mauvais résultats économiques de son pays. Il lui est reproché d’enrichir une élite corrompue au lieu de défendre une majorité noire en difficulté.

Devant les élus, M. Gigaba s’est engagé à ne pas « enjoliver » la situation économique, avant de prévenir que « la période qui s’annonce ne va pas être facile ». Après son discours, la monnaie sud-africaine, le rand, a chuté pour atteindre son niveau le plus bas par rapport au dollar depuis novembre. Et l’Afrique du Sud a enregistré sa plus importante liquidation d’obligations d’Etat depuis septembre 2011.

Malusi Gigaba a été nommé à ce poste à la suite du limogeage de Pravin Gordhan, très respecté des marchés. D’ailleurs, son départ du gouvernement avait précipité l’Afrique du Sud dans les catégories spéculatives.

 

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