Alors que les prix de gros augmentaient sans cesse depuis mi-2010 au Japon, ces indicateurs ont surpris les analystes en avril dernier en marquant une baisse de 0,2 % confirmée par la Banque du Japon (BOJ).

Un phénomène qui ne s’était plus reproduit depuis début 2009. A l’époque, l’économie nippone avait subi une sérieuse déflation, laquelle s’était étendue sur 18 mois. Cette chute s’est arrêtée à cause de la montée des prix de l’énergie. D’ailleurs, en avril dernier, le coût de l’énergie n’a pas cessé de grimper. Néanmoins, c’était beaucoup moins vite que les mois précédents. Sur l’année dernière, les cours des produits pétroliers et du charbon avaient augmenté de 5,1 %. Curieusement, les prix d’un bon nombre de produits ont baissé : ainsi, les métaux non ferreux, le fer et l’acier, le bois et les produits chimiques ont respectivement connu des régressions de – 8,8 %, – 4 %,  – 1,7 % et – 0,6 %. De surcroît, le matériel pour l’information  et la communication (- 8,6 %), les produits électroniques (- 2,2 %) et les transports (- 0,9 %) ne sont pas en reste.

Plus globalement, les prix de gros à l’importation, calculés dans les devises mentionnées dans les contrats, ont augmenté de 3,8 % par rapport à l’année dernière. Cette hausse n’est que de 1,6 % en cas de calcul en yen. Quant à l’export, les mêmes paramètres ont baissé de 0,4 % calculés en devises et de 2,8 % calculés en yen. Cette déflation a des effets pervers : l’investissement est découragé et la consommation des ménages, ralentie par l’espoir de voir les prix baisser. La BOJ ne cesse d’adopter de mesures pour combattre ce phénomène, parmi lesquelles faciliter la circulation de la monnaie et induire une hausse de prix tout en évitant la surchauffe.

 
 

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