Condamnation en France de General Electric pour défaut de création des emplois promis

Le ministère français de l’Economie a annoncé mardi dans un communiqué, la sanction du groupe américain General Electric à une amende de 50 millions d’euros pour ne pas avoir tenu sa promesse de création d’emplois après le rachat d’Alstom.

Cette décision a été entérinée lors de la réunion à Bercy d’un comité de suivi en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, de la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher et de la direction du conglomérat.

Dans son communiqué, le ministère français de l’Economie précise que ces 50 millions d’euros constitueront «un fonds de réindustrialisation» qui « sera logé à la Caisse des dépôts et consignations (CDC), «sera piloté par un comité présidé par une personnalité spécialisée de l’industrie» et associera des représentants désignés par l’entreprise, les collectivités concernées et les services de l’Etat.

Après avoir acquis la branche énergie d’Alstom en 2015, General Electric, qui a recruté 3.000 personnes ces trois dernières années, avait renoncé à son engagement de créer un millier d’emplois net en France à la fin de l’année 2018.

Dans son communiqué, le ministère français de l’Economie a évoqué la création «de 25 emplois net à fin 2018», malgré les 3.000 recrutements réalisés depuis la transaction avec Alstom.

Le groupe américain a annoncé fin janvier des résultats en demi-teinte au quatrième trimestre 2018, affectés par les difficultés continues de sa division Energie, qui comprend l’ancien fleuron industriel français.

Il a affirmé avoir fait le maximum pour créer des emplois dans un contexte de marché particulièrement difficile marqué notamment par une accélération de transition énergétique qui a fortement limité le marché des turbines à gaz.

Andreï Touabovitch