Selon un document de la Chambre Européenne de Commerce en Chine, une bonne proportion d’entreprises européennes sont sur le point de quitter l’Empire du Milieu. Une tendance partagée avec les entreprises américaines.

Les résultats de l’enquête ont été rendus publics hier mardi et ils sont sans appel : 22 % des entreprises européennes envisagent de se désengager de la deuxième puissance économique mondiale. Comme motifs, l’augmentation des coûts de production – raison évoquée par 63 % des entreprises sondées, la concurrence des entreprises locales et la discrimination juridique arrivent aux premières loges. Résultat : rien que 36 % des entreprises questionnées pensent que leurs profits vont évoluer en Chine pour 78 % qui estiment connaître une croissance dans leurs opérations dans le même contexte. L’autre problème majeur réside dans le climat des affaires. Selon Davide Cucino, président de la Chambre Européenne de Commerce en Chine, « une entreprise sur deux manque des occasions sur le marché chinois à cause d’obstacles réglementaires » qui favorisent les autochtones. Cette proportion a de quoi décourager les investissements. Déjà, la situation a donné naissance un phénomène de migration intérieure, donc des régions au coût de vie élevé à celles pauvres généralement situées au centre et à l’ouest. Foxconn, qui a fini par ouvrir des usines d’assemblages d’iPad et d’iPhone dans l’humble province du Henan, en est la parfaite illustration. Un signe avant-coureur avant que cette migration n’atteigne d’autres pays d’Asie du Sud ou, carrément, d’Afrique.

Avant la Chambre Européenne, le Boston Consulting Group, cabinet international de conseil en stratégie, était arrivé à la conclusion qu’en raison des coûts élevés de production, 37 % des entreprises américaines pensaient quitter la Chine pour réinstaller leurs unités de production aux USA. Plus éloquent, dans le segment de ces entreprises dépassant annuellement les 10 milliards de dollars américains de chiffre d’affaire, la même proportion atteint 48 %. Les justificatifs d’un prochain départ restent dominés par le coût du travail (57 %). Après quoi viennent d’autres arguments dont la qualité des produits (41 %), l’environnement des affaires (29 %) et la proximité de la clientèle (28 %).

 
 

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