Le Japon et la Russie ont décidé de soutenir la construction d’une usine privée de traitement de gaz. Cette source d’énergie est précieuse pour Tokyo, qui traverse une pénurie d’électricité suite à l’arrêt total des réacteurs nucléaires.

En fait, l’industrie en projet sera érigée par un consortium japonais sous l’égide de la maison de commerce Itochu et Gazprom, la société nationale russe, pour un coût de 1 000 milliards de yens (13 milliards de dollars américains). Elle prendra place dans la ville russe de Vladivostok. Celle-ci sera quelque peu la plaque tournante car le gaz brut proviendra d’autres régions russes. Après avoir été traité, il sera commercialisé dans la région Asie – Pacifique. Selon les estimations, l’usine aura une capacité de production annuelle de 10 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) aux alentours de 2020. Ce qui correspond à 13 % des importations annuelles japonaises de la source d’énergie. Cet accord a été conclu entre le ministre japonais du Commerce et de l’Industrie, Yukio Edano, et le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak. Les deux hauts-responsables se sont rencontrés à l’occasion du forum Asie – Pacifique de coopération Economique de Saint Petersbourg en fin de semaine dernière.

Tokyo a grandement besoin de GNL. Depuis l’arrêt complet du nucléaire, le Japon n’est plus assez fourni en électricité. Le gaz, qui alimente les centrales thermiques, est donc une alternative de choix. Avec ce projet, le Japon augmentera ses approvisionnements en GNL. Il est déjà, en compagnie de la Corée du Sud, l’un des majeurs importateurs mondiaux de ce produit.

 
 

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