Selon les médias sud-africains, la flotte présidentielle pourrait être renforcée très prochainement par deux avions : un Boeing 777 pour le président et un Global Express 6000 pour le vice-président. Ce qui ne plaît guère à l’opposition, surtout dans un contexte de crise.

La présidence sud-africaine ne veut pas faire dans la dentelle. Elle va mettre à la disposition du chef d’Etat, Jacob Zuma, un nouvel appareil. Celui-ci,un Boeing 777, vaut 150 millions de dollars américains. Il s’agit d’un avion long-courrier comportant deux réacteurs et deux couloirs assortis d’une capacité d’accueil de 300 passagers. Accessoirement, ce Boeing détient le record du plus long vol sans escale. En plus de son coût d’achat, l’Etat sud-africain devra débourser 85 millions de dollars américains supplémentaires pour sa reconfiguration. Donc, 235 millions de dollars américains pour un seul avion. Actuellement, le ministre sud-africain de la Défense, Sam Makhudu Guluybe, a effectué un déplacement aux Etats-Unis pour régler les derniers détails de cet achat. Par ailleurs, la présidence sud-africaine veut également rehausser la sécurité du vice-président, Kgalema Petrus Motlanthe. A cet effet, l’acquisition d’un bombardier Global Express 6000 est prévu d’ici peu. Cet avion, très prisé, entre autres qualités, pour son autonomie de vol international, coûte 28 millions de dollars américains.

Comme il fallait s’y attendre, l’acquisition de l’avion présidentiel a suscité des réactions dans l’opposition. Pour David Maynier, porte-parole du parti de l’Alliance Démocratique, « si le Premier Ministre britannique, David Cameron, peut utiliser British Airways pour voyager, alors M. Zuma peut voyager avec la South Africain Airways ». Et, d’ajouter, « il est tout simplement malvenu de dépenser cette somme pour un jet présidentiel alors que tant de gens sont pauvres dans ce pays ». Dans la foulée, M. Maynier a demandé à Thuli Madonsela, Médiateur de la République, de mener des investigations afin d’établir si ces dépenses étaient nécessaires.

 
 

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