Quelques jours après la Douma, la Chambre basse, c’est le Conseil de la Fédération, la Chambre haute du Parlement russe, qui s’est prononcé hier mercredi sur le protocole d’adhésion de la Russie à l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Le texte, signé le 16 décembre dernier à Genève,  a reçu 144 votes favorables pour, 3 contre avec aucune abstention. La dernière étape de ce processus est une promulgation par le président Vladimir Poutine.

Le texte devrait entrer en vigueur 30 jours après la promulgation présidentielle, mettant ainsi fin à 18 années de laborieuses négociations. La Russie sera le 156ème Etat membre de l’OMC et la dernière grande puissance à l’intégrer. De nombreux changements devraient alors s’opérer dans le pays. Les droits de douane devraient passer de 9.5% en moyenne actuellement à 7.4% l’année prochaine, 6.9% en 2014 et 6% en 2015. La Russie devra par ailleurs se conformer aux engagements prévus par l’accord de Marrakech qui institue l’OMC. Si le gouvernement russe espère un relèvement de la concurrence en rendant plus facile aux producteurs étrangers l’accès au marché russe, certains secteurs devraient néanmoins rencontrer des difficultés économiques et financières. Plus particulièrement l’agriculture et les industries automobiles, légère et de machines agricoles.

Et c’est justement cet argument que les détracteurs du projet, les députés du Parti communiste et ceux du Parti Russie Juste de centre gauche, avançaient. Leurs craintes de voir disparaître de nombreuses industries héritées de l’époque soviétique n’ont pas trouvé d’écho favorable, y compris auprès de la Cour constitutionnelle à qui ils en avaient appe

 
 

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