Désormais, les produits « fabriqué dans les Territoires Palestiniens Occupés » disponibles sur le marché sud-africain devront porter cette mention en lieu et place de « made in Israël ». Une décision enfin prise mercredi par le gouvernement, après l’avoir annoncée quelques mois auparavant.

De la parole à l’acte, tel a été le comportement du gouvernement sud-africain. En mai dernier, Macdonald Netshitenzhe, Directeur pour la politique et la législation au ministère sud-africain du Commerce, avait déjà rappelé que la loi en vigueur « impose de ne pas induire en erreur sur la provenance du produit ». Par la même occasion, cette autorité a ajouté que l’Afrique du Sud ne reconnaissait que les frontières d’Israël établies par les Nations Unies en 1948. Un argument renchéri après le conseil des ministres par Jimmy Manyi, un porte-parole du gouvernement sud-africain : « c’est conforme à la ligne de conduite de l’Afrique du Sud qui … ne reconnaît pas les territoires occupés au-delà de ces frontières comme faisant partie de l’Etat d’Israël ». Néanmoins, il est important de préciser que Pretoria n’a pas appelé au boycott des produits fabriqués en Israël.

Malgré tout, il est évident que Tel Aviv ne l’entendra pas de la même oreille. Déjà, rien qu’aux prémisses de ce débat en mai, Yigal Palmor, ministre israélien des Affaires étrangères, avait eu des propos durs envers l’Afrique du Sud, déclarant que ce pays « emprunte aveuglement la pente glissante du racisme ».

 
 

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