Le Brésil s’impose comme le marché à conquérir pour les plus grandes banque de par le monde. La prospérité de l’économie ainsi que la réticence des brésiliens à placer leur argent à l’étranger, les crises économiques et financières faisant que 95% de la richesse générée qui reste dans le pays, en font un terrain de choix.

Selon le rapport annuel sur la richesse mondiale de 2012 publié par Capgemini et RBC Wealth Management, le Brésil a enregistré en 2011 10 000 nouveaux multimillionnaires, plus encore que la Chine. Cet afflux de richesses favorise évidemment l’activité bancaire. Sur le premier semestre de cette année, les capitaux supplémentaires encaissés par les banques privées ont progressé de 8% à 230 milliards de dollars alors que sur l’ensemble de l’année 2009 ils n’étaient que de 143 milliards de dollars US. Le seul point faible de l’activité reste le taux d’intérêt en vigueur qui est passée de 12.5% à 7.25% de 2009 à maintenant. Une diversification des placements, passant par un renoncement aux obligations au profit d’investissements plus complexes, pourrait inverser la tendance. Mais les banquiers locaux ne disposent de l’expertise nécessaire pour de telles opérations, ce qui représente une véritable aubaine pour les places financières mieux établies.

Les banques helvètes ont renforcé leur présence au Brésil. L’année passée, Julius Baer s’adjugeait des parts dans la firme brésilienne GPS qui a fait de la gestion du patrimoine sa spécialité. Et cette année, c’était le tour du Crédit suisse d’annoncer la création d’Hedging Griffo, une entreprise d’asset management d’une valeur de 737 milliards de dollars pour s’implanter dans le marché brésilien des fonds. Une autre grande banque suisse, UBS, a acquis en 2010 la société de courtage « Link Investimentos », pour accroître sa présence dans le pays.

 

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