Chine : le retour en force de ‘’Fiat’’

5 ans après s’être séparé de Nanjing Auto, Fiat revient en Chine. Le constructeur automobile italien y fabrique sa Viaggio.

Dans le monde de l’automobile, la Chine est, aujourd’hui, incontournable. Etant le premier marché mondial, il était inconcevable qu’une marque aussi célèbre que Fiat n’y ait pas d’activités. Ainsi, l’italien s’est trouvé un nouveau collaborateur autochtone, Guangzhou Automobile Group Co (GAC) en l’occurrence. Depuis juin dernier, celui-ci produit des « Viaggio » dans la ville de Changsa (province du Hunan). Ce modèle de Fiat a été lancé dans le commerce en septembre pour un prix allant de 17 000 à 24 750 dollars américains. Actuellement, sa production dépend de la demande. Néanmoins, l’usine d’assemblage, en cours de montage contre une facture de 620 millions d’euros (775 millions de dollars américains), dispose d’une capacité initiale de 140 000 véhicules par an. Elle devrait monter jusqu’à 300 000 automobiles sur la même période au terme du chantier.

Fiat compte énormément sur son retour en Chine. En effet, la marque italienne survit grâce à son modèle de luxe, la Chrysler. Et, la deuxième puissance mondiale a tout pour lui donner un nouveau souffle : le marché de l’automobile y connait une croissance remarquable. Pour preuve, d’après une récente étude des consultants McKinsey, les ventes de voitures de tourisme en Chine vont progresser, en moyenne, de 8 % par an jusqu’en 2020. A cette date, elles seront au nombre de 22 millions. Mais, sur la route du succès, Fiat devra surmonter plusieurs obstacles. Parmi ceux-ci, le constructeur automobile devra faire face à une concurrence féroce de ses homologues étrangers. Cette catégorie est dominée par l’américain General Motors, qui a vendu pas moins de 221 130 Ford Focus sur les 10 derniers mois pour n’évoquer que ce modèle. Autre difficulté, c’est son partenariat avec GAC. Ce dernier n’est pas à sa première collaboration avec une marque européenne : avant Fiat, il s’était lié à Peugeot Citroën au sein d’une coentreprise. Celle-ci a dû fermer en 1997.

Andreï Touabovitch

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