A quelques jours des élections, le vice-gouverneur de la Banque Centrale du Japon (BOJ)  a reconnu, devant la presse, la mauvaise passe de l’économie nippone. Ces propos ont attisé des spéculations sur la nouvelle politique de l’institution monétaire en cas de changement de pouvoir.

Les 19 et 20 décembre prochains aura lieu la réunion du comité de politique monétaire de la BOJ. Cette rencontre d’une importance capitale sera précédée, quelques jours avant – le 16 décembre plus précisément -, des élections. Dans ce contexte, les déclarations du vice-gouverneur de la BOJ ne pouvaient que donner lieu à différentes interprétations : « l’économie japonaise prend globalement une direction négative », a-t-il lancé lors d’un point de presse à Niigata. Une situation qui oblige la première institution financière japonaise à effectuer constamment un suivi minutieux. Selon certains observateurs, ce genre de propos pourrait être révélateur d’un imminent réajustement de la politique monétaire du pays : les experts tablent sur un assouplissement monétaire plus poussé dans le but de stimuler l’activité japonaise et de réduire la déflation. Quoi qu’il en soit, tout cela sera décidé après le scrutin. Le Parti Démocratique Japonais (PDJ), formation politique de centre gauche au pouvoir, n’est pas sûr de rester aux affaires après l’exercice républicain. Ainsi, la droite conservatrice, donnée vainqueur par bon nombre de sondages, lui ravira fort probablement les commandes. De ce fait, Shinzo Abe, leader de cette famille politique et maintes fois annoncé comme futur chef de gouvernement, pourra opérer des changements. En effet, il a souvent appelé la BOJ à changer son objectif d’inflation – de 2 % contre 1 % actuellement – et favoriser son atteinte. Ce, notamment, en simplifiant la circulation de l’argent.

Suite à la faiblesse de la demande intérieure et à la chute des exportations due, notamment, à la crise européenne, l’économie japonaise connaît de sérieuses difficultés. Au dernier trimestre, le Japon a connu une décroissance par rapport aux trois mois précédents. Si cela ce répète en fin 2012, l’archipel replongera dans la récession.

 

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