SEB a fini par reprendre la direction de sa filiale indienne, Maharaja Whiteline. Celle-ci, acquise un an plus tôt par le groupe français, semble avoir subi les conséquences du choc de deux mentalités de travail.

En fin 2011, SEB rachetait en grande pompe Maharaja Whiteline contre un chèque d’une centaine de millions d’euros. Selon les termes du contrat, le géant français de l’électroménager devait laisser Harish Kumar, le fondateur de sa succursale, à la tête de l’entreprise. Ce, d’autant plus que le patron indien détenait toujours 45 % de Maharaja Whiteline. Aujourd’hui, les langages ont beaucoup changé : suite aux mauvais résultats de la filiale, le boss autochtone a été mis à l’écart en tant que Président d’Honneur et de nouveaux cadres ont été nommés. Il s’agit, entre autres, d’un Président Exécutif issu des rangs de SEB et d’un Directeur Général. Selon le premier responsable, la difficulté de Maharaja Whiteline a résidé dans la mentalité. Il semblerait que le fondateur ait poursuivi son mode de gestion antérieur au rachat de Maharaja Whiteline. Autrement dit, c’était plus une affaire familiale que celle d’un groupe international. La même source a déploré des résultats opérationnels très décevants et le non-respect de certains principes de gestion moderne à l’instar du suivi des plans d’action qualité. Bref, des problèmes de management de la qualité.

SEB n’est pas la première entreprise à se heurter au passé d’une filiale nouvellement acquise. Pire, cela risque de continuer car M. Kumar a conservé son statut d’actionnaire minoritaire. Malgré tout, la nouvelle direction s’estime heureuse d’avoir intégré le marché indien. En effet, il est très peu aisé pour un groupe étranger de faire des affaires dans ce contexte très fermé. Généralement, les multinationales doivent signer des partenariats avec des entreprises locales pour y arriver. Pour l’heure, SEB se penchera sur la modernisation de sa filiale indienne. Cela passe, notamment, par la normalisation de la succursale.

 

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